
Le conflit au Moyen-Orient continue d’exercer une pression sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et les marchés des matières premières, selon la dernière analyse de la Price Analysis and Monitoring Division du ministère du Commerce et de la protection des consommateurs. Le Conseil des ministres, réuni le vendredi 17 juillet, a pris connaissance des conclusions de cette analyse, réalisée à la mi-juillet 2026.
Le rapport indique que les coûts du transport maritime demeurent environ 39 % supérieurs à leur niveau d’avant le conflit, malgré une baisse de 18 % enregistrée au cours de la dernière semaine. Les primes d’assurance liées aux risques de guerre ont également été revues à la hausse.
Selon les projections, les prix de l’énergie pourraient augmenter de 24 % en 2026, ceux des engrais de 31 %, tandis que les prix des matières premières devraient progresser d’environ 16 %. Pour Maurice, qui dépend largement des importations pour son approvisionnement en carburants, en produits alimentaires et en intrants agricoles, ces évolutions pourraient entraîner une hausse des coûts d’importation et maintenir une pression sur les prix de plusieurs produits de consommation.
Le gouvernement suit de près l’évolution de la situation internationale à travers ce dispositif de surveillance des prix, afin d’évaluer les répercussions potentielles sur le marché local.