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Le Royaume-Uni éjecté du Conseil de sécurité des Nations unies. Cela pourrait être une conséquence de l’entêtement des Britanniques à ne pas rendre les Chagos à Maurice, à en croire David Snoxell. «Le fait de continuer à violer les droits humains et l’état de droit aura des répercussions sur la réputation du Royaume-Uni et son siège permanent au Conseil de sécurité», a déclaré le leader du «All Party Parliamentary Group on Chagos Islands» au Guardian.

Il rappelle ainsi que «pour la première fois», un juge britannique siégeant à la Cour internationale de justice n’y a pas été réélu en novembre 2017. Un fait sans précédent. Cette même instance judiciaire a reconnu les revendications de souveraineté de Maurice sur l’archipel en février 2019. Déclarant l’occupation britannique depuis 1965 «illégale».

L’avis consultatif est devenu une résolution des Nations unies trois mois plus tard, lorsque Port-Louis a reçu le soutien de la majorité des pays membres lors du vote. Et le Royaume-Uni en a perdu quelques-uns de plus.

Londres avait six mois pour se conformer au délai de six mois imposé pour rendre à Port-Louis les rênes de l’archipel. Arrivé le 22 novembre, le gouvernement de Boris Johnson a maintenu avoir la souveraineté sur les Chagos et réitéré que l’avis consultatif n’était pas contraignante juridiquement.

«Si nous perdions notre siège au Conseil de sécurité, le Royaume-Uni serait relégué à un rôle mineur sur la scène internationale», a observé Snoxell dans l’édition électronique du Guardian du 5 janvier 2020. La menace, croit le défenseur de longue date de la cause chagossienne, pourrait notamment venir de l’Inde. New Delhi convoite un siège permanent depuis plusieurs années et est d’un énorme soutien à Port-Louis.

En outre, «le Royaume-Uni est à la recherche d’un nouveau rôle dans le monde, suite à son retrait de l’Union européenne et à l’incertitude de notre relation spéciale avec les États-Unis», a encore noté le parlementaire. Un procès pour crime contre l’humanité devant la CIJ serait «profondément humiliant (…). Cela va à l’encontre de tous nos principes depuis Nuremberg», s’est alarmé Snoxell, qui faisait partie des trois élus britanniques qui se sont rendus aux Chagos en septembre 2019.

Le Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth a évoqué, le mois dernier sur la BBC, la possibilité de se tourner vers le Tribunal pénal international de La Haye.

Londres refuse de céder l’archipel, mettant en avant des raisons sécuritaires pour la région. Mais aussi au droit de retour des Chagossiens, que ce soit sur les îles périphériques ou centrales de l’archipel. Alors que Port-Louis n’est pourtant pas opposé au maintien de la base militaire des Etats-Unis sur Diego Garcia.

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