Le ministre de l’Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, a réaffirmé la nécessité de respecter les règles de passation des marchés publics afin de garantir une gestion transparente des fonds de l’État. Répondant à une question de la Chief Whip, Stéphanie Anquetil, à l’Assemblée nationale, il s’est exprimé sur la pratique des contrats fractionnés au Central Electricity Board (CEB), qu’il considère incompatible avec les principes de bonne gouvernance.
Selon le ministre, le découpage d’un marché important en plusieurs contrats de moindre valeur ne favorise ni la transparence ni l’équité dans l’attribution des contrats publics. Il a indiqué avoir fait part de ses préoccupations à la direction ainsi qu’au conseil d’administration du CEB, rappelant que les organismes publics sont tenus de suivre les procédures établies.

Patrick Assirvaden a également évoqué un précédent à la Central Water Authority (CWA), où le Pipeline Replacement Programme (PPP) avait déjà suscité des interrogations. Ce projet, lancé pour moderniser le réseau de distribution d’eau, représente un investissement estimé à environ Rs 700 millions et prévoit le remplacement de 437 kilomètres de conduites à travers le pays.

Le ministre a rappelé qu’un audit interne réalisé en 2024 avait relevé plusieurs irrégularités dans la gestion du programme sous l’ancienne administration de la CWA. À l’époque, l’ancien directeur général, Prakash Maunthrooa, avait rejeté ces conclusions, affirmant que les accusations portées contre lui étaient « fausses et infondées ».

Parallèlement, la Financial Crimes Commission (FCC) poursuit son enquête sur plusieurs volets du Pipeline Replacement Programme. Les investigations portent notamment sur un contrat concernant le remplacement de 7,7 kilomètres de conduites à Bel-Air, après qu’un sous-traitant a affirmé avoir réalisé les travaux sans avoir été rémunéré.

Selon des informations obtenues dans le cadre de l’enquête, plusieurs responsables techniques de la CWA ont déjà été entendus par la FCC. Les enquêteurs s’intéressent également aux circonstances entourant l’exécution de certains travaux qui auraient débuté avant l’approbation officielle du conseil d’administration de l’organisme. Des documents internes examinés dans le cadre des investigations feraient également état de questions concernant les procédures administratives appliquées au projet.

L’audit interne avait, pour sa part, relevé des observations sur certaines méthodes d’attribution de contrats ainsi que sur la gestion de fonds liés au programme. Ces éléments font désormais partie des aspects examinés par la FCC.

À ce stade, aucune conclusion officielle n’a été rendue publique. L’enquête se poursuit afin de déterminer si les procédures en vigueur ont été respectées et d’établir, le cas échéant, les responsabilités des différentes parties concernées.