
L’intensification de la canicule se poursuit avec 37départements de France métropolitaine placés en vigilance rouge par Météo-France, tandis que presque tout le reste du pays est en vigilance orange. Les feux de forêt se multiplient, tandis que le tourisme et les rendez-vous festifs pâtissent de cette situation.
Plus d’un tiers des Français seront, dimanche 12 juillet, soumis au niveau maximal d’alerte canicule de Météo-France étendu à 37 départements de France métropolitaine, une intensification de la vague de chaleur qui fait craindre la propagation des incendies qui touchent le pays. Dès la nuit de samedi à dimanche, quelque 26 millions de Français étaient sous vigilance rouge, selon un calcul de l’Agence France-Presse (AFP) à partir des données annuelles de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
À l’ensemble de la région parisienne, la Bretagne, les Pays de la Loire ou encore le Centre-Val de Loire, Météo-France ajoute 13 départements s’étendant de la Bourgogne au Midi, à leur tour touchés par le niveau maximal, qui doit être maintenu au moins toute la journée de lundi à ce stade, selon le dernier bulletin du prévisionniste.
Presque tout le reste du pays est placé en vigilance orange, hormis une dizaine de départements du Sud-Est et de la Corse, épargnés à ce stade par le troisième épisode de chaleur intense que subit le pays en deux mois, qui devrait persister jusqu’en milieu de semaine prochaine.
Samedi à 17 h, le mercure a atteint 40,2°C à Saint-Laurent-du-Pape (Ardèche), 38,8°C à Saint-Girons (Ariège) et 38,6°C à Saintes (Charente-Maritime), selon les relevés communiqués par Météo-France. Le thermomètre a tutoyé 37°C à Paris. Dans ce contexte, les incendies se sont multipliés ces derniers jours, la plupart du temps “dus à une activité humaine”, comme l’a rappelé Emmanuel Macron dans un message sur X, mettant en garde contre toute “inattention”.
Plus de 25 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, soit près du double de 2025 sur la période, d’après la Sécurité civile. Le tourisme et les rendez-vous festifs pâtissent de cette situation : à Paris, le préfet de police a fait annuler les très populaires bals des pompiers, traditionnellement organisés dans les casernes les 13 et 14 juillet, de même que des événements sportifs prévus en plein air ou dans des lieux non climatisés.
Ces conditions extrêmes ont d’ailleurs contraint les organisateur du Tour de France à écourter l’étape de dimanche entre Malemort et Ussel, en Corrèze – une première à cause de la chaleur. À Paris, la tour Eiffel a avancé sa fermeture à 16 h samedi et dimanche, au lieu de 00 h 45, “en raison des fortes températures prévues”, a annoncé l’exploitant de l’emblématique monument, imité par les deux plus célèbres musées de la capitale, le Louvre et Orsay.
Et partout en France, de nombreuses villes ont d’ores et déjà renoncé aux feux d’artifice qui devaient être tirés pour la fête nationale. Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues.
Source : France 24