Sir Richard Branson est disposé à mettre son île privée située dans les Caraïbes pour l’obtention d’un emprunt afin de sauver sa compagnie aérienne Virgin Atlantic. Ce développement intervient après qu’il ait tenté d’obtenir une aide de 500 millions de livres sterling à l’Etat britannique.
Considéré comme la septième plus grosse fortune au Royaume-Uni, car pesant au moins 4,7 milliards de livres sterlings, il a publié une lettre ouverte sur le site du groupe Virgin pour s’expliquer sur la situation de Virgin Atlantic ce lundi. Celle-ci a du plomb dans l’aile en raison du Covid-19 comme nombre de compagnies aériennes à travers le monde.
«Nous ferons tout ce que nous pouvons pour que la compagnie aérienne continue son activité mais nous aurons besoin du soutien du gouvernement», a-t-il fait valoir. Fondateur et principal actionnaire de la compagnie aérienne, Richard Branson a indiqué qu’une grande incertitude plane sur le secteur du voyage et qu’on ignore encore le temps que durera l’immobilisation des avions.
Fondée en 1984, Virgin Atlantic est spécialisée dans les liaisons vers l’Amérique du Nord et a dû faire une croix sur la majorité de ses vols en raison des mesures de confinements et des restrictions de déplacements. Citant l’exemple d’EasyJet qui a obtenu 600 millions de livres auprès du gouvernement britannique, il espère que sa demande sera entendue.
Le Financial Times cite le Trésor britannique qui a retoqué le dossier de Virgin Atlantic car elle se s’est pas suffisamment alors que des aides ont été étendues aux entreprises, dont des prêts garantis et la prise en charge des salaires à hauteur de 80 %. Sa demande d’aide fait l’objet de vives critiques de la part de la classe politique britannique, d’autant qu’il a vécu dans les îles Vierges britanniques depuis 14 ans, ce qui l’a exempté de paiement de la taxe à l’Etat britannique.
Sir Richard Branson souligne qu’il ne souhaite pas une aide, mais un emprunt qu’il compte rembourser au dernier penny. Il a également répondu aux critiques quant à sa fortune personnelle, indiquant qu’elle a été évaluée par rapport à ses business à travers le monde avant la crise et qu’elle ne se trouve pas dans une banque où il peut faire un retrait.
Airbus et Rolls-Royce ont fait comprendre que si Virgin Atlantic coule, ils ne s’en sortiront pas indemnes. Le Manchester Airports Group a aussi écrit au Grand argentier britannique en indiquant que Virgin Atlantic joue un rôle important dans la vie économique de Manchester et des régions avoisinantes. Virgin Australia, dont Richard Branson est actionnaire à hauteur de 10%, sera mise en liquidation mardi, le gouvernement australien ayant refusé de lui avancer 1,4 milliard de dollars.


