
Alors que le nouveau système de permis à points est entré en vigueur le mercredi 10 juin 2026 à minuit, nombreux sont les conducteurs qui s’interrogent sur l’utilisation des dispositifs Bluetooth et des systèmes mains libres au volant. Le ministre du Transport, Osman Mahomed, a tenu à clarifier la situation par une conférence de presse tenue le même jour. Il a rappelé que l’utilisation d’un système Bluetooth ou d’un dispositif mains libres pendant la conduite est interdite par la législation mauricienne depuis 2010, notamment en vertu de la Road Traffic (Construction and Use of Vehicles) Regulations.
Toutefois, le ministre a précisé que cette infraction ne figure pas parmi celles visées par le nouveau régime du permis à points. En conséquence, un conducteur surpris en train d’utiliser un dispositif Bluetooth ne risque aucun retrait de points sur son permis. Il demeure néanmoins passible d’une amende pouvant atteindre Rs 10 000, conformément aux dispositions déjà en vigueur. Osman Mahomed a souligné que cette réglementation remonte à une époque où les technologies embarquées étaient encore peu développées. Selon lui, une réflexion pourrait être engagée afin d’adapter le cadre légal aux réalités technologiques actuelles.
En revanche, les sanctions relatives à l’utilisation d’un téléphone portable ou d’un microphone tenu en main au volant ont été renforcées. Alors que cette infraction entraînait auparavant une pénalité comprise entre trois et six points, elle est désormais passible d’un retrait de cinq à dix points. Le ministre a également insisté sur le fait qu’aucune dérogation n’est prévue par la loi, y compris dans les situations d’urgence ou pour les conducteurs dont l’activité professionnelle dépend de l’usage du téléphone. Selon les chiffres communiqués lors de la conférence de presse, 1 113 des 6 450 contraventions enregistrées dans le cadre du permis à points concernent l’utilisation du téléphone au volant, soit environ 17 %.
Évoquant par ailleurs les récents incidents de « road rage » signalés sur l’autoroute de Roche-Bois la semaine précédente, le ministre a indiqué que les procédures nécessaires avaient été enclenchées afin que ce type de comportement puisse faire l’objet de sanctions spécifiques prévues par la loi.

