Avec Jérémy Doku et Romelu Lukaku, les Diables Rouges ont fait le plein de confiance face à une faible Tunisie samedi (5-0) avant leur départ pour Seattle où ils joueront le 15 juin face à l’Égypte le premier match du groupe G.

Invaincu depuis treize rencontres (dont 9 succès), Rudi Garcia a remis en ordre de marche la Belgique depuis sa défaite initiale face à l’Ukraine (1-3, le 20 mars 2025 en barrage aller de Ligue des nations). Le sélectionneur français a rempli ses deux objectifs (maintien dans le groupe A de Ligue des nations, qualification pour la Coupe du monde) et va vivre sa première épreuve planétaire avec une formation redevenue enthousiaste.

Vainqueurs mardi en Croatie (2-0) et samedi d’une faible Tunisie (5-0), les Diables Rouges ont vécu une préparation optimale avant le départ pour Seattle, lundi, où les Belges veulent terminer premiers du groupe G (Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande). Avec deux forces offensives de haut niveau.

Doku, le facteur X

L’ailier de Manchester City Jérémy Doku a été monstrueux face à la Tunisie. Passeur pour Leandro Trossard (1-0, 28e), il a contraint Sabri Lamouchi à remplacer Khalil Ayari (45e). Avant de faire expulser Ismaël Gharbi (62e). « Jérem est de plus en plus décisif, estime Garcia. J’avais appris contre le pays de Galles (4-3 le 9 juin 2025) qu’il avait inscrit en sélection son premier but depuis quatre ans. Je pensais à une blague. Depuis dix-huit mois, il a beaucoup progressé, est devenu titulaire dans son club. Il a un jeu à très haute intensité. Quand il dribble, ça va très vite. Les adversaires connaissent et défendent à deux contre un ou trois contre un. En un-contre-un, personne ne l’arrête. Les défenseurs essayent de couper ses trajectoires de passes et le font bien. Il trouve encore des solutions. Il est en train de devenir un joueur très important. Pas que pour la sélection. La Coupe du monde va montrer tout son talent. »

Lukaku, le « miracle »

Le staff belge gère prudemment la réathlétisation du meilleur buteur de la sélection Romelu Lukaku (33 ans, 90 réalisations), soixante-quatre minutes de jeu cette saison à Naples en raison d’une déchirure à une cuisse. Samedi, il a amélioré son rythme avec vingt-sept minutes passées sur la pelouse, lui qui a déjà marqué mardi en Croatie.

« C’est un miracle que je sois là, admet “Big Rom”. Je suis très fier de cela. J’essaie juste de m’amuser. Cette équipe a l’air bien. Nous sommes prêts pour la compétition. Je ne veux pas en dire trop. J’ai appris à être patient. Avec les résultats, je n’ai pas de pression. Je suis content d’être là. Dans n’importe quelle autre situation, je ne l’aurais jamais été. On a marqué sept buts sans en encaisser (cette semaine). On va continuer à progresser. Maintenant, le vrai travail commence avec cette Coupe du monde et cette nouvelle génération. Ce ne sera pas ma dernière. »