
Une nouvelle illustration de la dureté de la politique migratoire de Donald Trump. Samedi 26 avril, les associations de défense des libertés publiques aux États-Unis ont dénoncé l’expulsion de trois enfants américains âgés de deux, quatre et sept, dont l’un atteint d’un cancer.
Parmi eux figure une fillette de nationalité américaine âgée de 2 ans, expulsée avec sa mère, Hondurienne en situation irrégulière, vers son pays d’origine. Son sort est analysé par un tribunal fédéral de Louisiane car le droit américain interdit d’expulser vers l’étranger un ressortissant des États-Unis, comme le rappelle le juge Terry Doughty dans un document judiciaire rendu public vendredi 25 avril.
Le juge a fixé au 16 mai une audience censée « dissiper notre forte suspicion que le gouvernement vient d’expulser un citoyen américain sans véritable procédure » juridique formelle, souligne ce même document.
Selon cette ordonnance judiciaire, l’administration Trump ne conteste pas les faits mais assure que l’expulsion de l’enfant, identifiée sous ses initiales « V.M.L. », répond à la requête expresse de la mère, elle-même. « Le gouvernement soutient que c’est normal, car la mère souhaite que l’enfant soit expulsé avec elle. Mais la cour n’en a pas connaissance », conteste, sur la forme, le magistrat.
Un garçon atteint d’un cancer et une femme enceinte
La petite fille a été expulsée avec sa mère hondurienne après une rétention administrative par les services de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE) bien que les avocats du père aient déposé devant la justice un référé en urgence visant à la faire libérer.
Vent debout contre la politique de l’administration Trump, les associations American Civil Liberties Union (Aclu) et National Immigration Project (NIP) ont dénoncé le sort de la toute jeune américaine née aux États-Unis.
Dans des communiqués, les ONG ont aussi fustigé « l’expulsion par ICE à la Nouvelle-Orléans d’au moins deux (autres) familles, dont deux mères et leurs enfants ». Parmi eux, un garçonnet de quatre ans est atteint d’une « forme rare de cancer » et une « mère (est) enceinte », a affirmé Aclu.
De son côté, une responsable de NIP, Gracie Willis, a jugé « épouvantable (…) qu’ICE bénéficie d’un accord tacite pour arrêter et expulser des enfants américains ». Les expulsions ont eu lieu vendredi à l’aube depuis la Louisiane selon les associations.
Source : Huffingtonpost/France