Contrairement à une idée largement répandue, la nouvelle taxe sur les emballages en plastique PET ne concernera pas uniquement les boissons. La liste publiée dans le cadre des mesures budgétaires montre qu’elle s’étendra à une large gamme de produits présents dans le quotidien des Mauriciens, allant de l’alimentation aux produits d’entretien, en passant par les cosmétiques et certains produits industriels.

Dans le secteur alimentaire, la taxe visera notamment les laits végétaux, le vinaigre, les sauces, les sirops, les purées de fruits destinées à la préparation de boissons, les concentrés pour boissons ainsi que les boissons à base de lait, de café, de cacao ou de chocolat lorsqu’ils sont conditionnés dans des emballages plastiques concernés.

Les rayons consacrés à l’hygiène et aux produits de beauté seront eux aussi touchés. Les shampoings, les produits capillaires, les produits de rasage, les déodorants, les soins pour la peau, les produits pour le bain ainsi que les désodorisants figurent parmi les articles qui entreront dans le champ d’application de cette nouvelle taxe.

Les produits ménagers ne seront pas épargnés. Détergents, désinfectants, produits nettoyants, cirages et différentes crèmes d’entretien sont également repris dans la liste des produits concernés.

Même certains produits destinés aux professionnels seront soumis à cette mesure. Il s’agit notamment des encres, des agents de finition, des colles, ainsi que des insecticides, herbicides et fongicides.

Le gouvernement a cependant prévu plusieurs exemptions. Les produits alimentaires de base comme le riz, la farine, le lait, le beurre, les huiles alimentaires, les fromages, les légumes préparés ou en conserve, les épices, le café et le thé ne seront pas concernés. Les aliments pour bébés, les médicaments, les produits pharmaceutiques, le dentifrice ainsi que les bouteilles de gaz ménager jusqu’à 12 kg resteront également exemptés.

L’étendue de cette liste montre que la taxe PET ne se limitera pas à quelques boissons en bouteille. Elle pourrait concerner une part importante des produits que les consommateurs retrouvent chaque semaine dans les rayons des supermarchés. Reste désormais à voir dans quelle mesure les fabricants choisiront d’absorber cette nouvelle taxe ou de la répercuter sur les prix de vente, un élément qui déterminera l’impact réel sur le budget des ménages mauriciens.