Le château de Versailles a revêtu ses habits de gala pour accueillir le président américain Donald Trump à l’issue d’un sommet du G7 jugé fructueux à Évian par la présidence française. Reçu avec faste par Emmanuel et Brigitte Macron dans la cour d’honneur au coucher du soleil, le dirigeant américain a entamé une visite privée hautement stratégique célébrant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Les ors du monument, particulièrement appréciés par l’hôte d’outre-Atlantique, ont servi de décor à une déambulation culturelle incluant la Galerie des Glaces et un concert dans la chapelle royale, confirmant le rôle historique du domaine comme outil de rayonnement et d’influence pour l’exécutif français.

Cette immersion au cœur du patrimoine national a été entrecoupée d’échanges politiques majeurs, illustrés par un appel téléphonique conjoint avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la signature par Donald Trump d’un accord crucial sur le Moyen-Orient. Le dîner s’est ensuite tenu dans la Galerie basse autour d’un menu gastronomique réunissant une trentaine de convives, parmi lesquels figuraient de hauts responsables gouvernementaux et des figures majeures du capitalisme français tels que Bernard Arnault, Patrick Pouyanné et Rodolphe Saadé. Les déclarations apaisées du président américain, qualifiant son homologue français d’« ami spécial » en fin de séjour, contrastent avec les tensions douanières et les piques personnelles qui avaient fortement refroidi l’axe Paris-Washington au cours des mois précédents.

Malgré les amabilités affichées, cette réception en grande pompe suscite une vive polémique au sein de la classe politique française, l’opposition de gauche radicale dénonçant une complaisance excessive envers le milliardaire républicain. Face aux critiques menées notamment par Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a fermement défendu l’usage diplomatique de Versailles, le qualifiant d’instrument de puissance nécessaire pour ancrer le dialogue face à un dirigeant habitué aux ruptures multilatérales. Cette mise en scène fastueuse visait ainsi à stabiliser une relation bilatérale volatile et à désamorcer des menaces économiques directes, notamment les projets de surtaxation à 100 % visant les exportations de vins français.

Source : France 24