Maurice a franchi une étape majeure de son histoire économique avec la conclusion des négociations sur l’Accord de partenariat économique (EPA) approfondi entre l’Union européenne (UE) et les États de l’Afrique orientale et australe (ESA). Pour marquer cet aboutissement, la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice (MCCI) a organisé une réception hier, 10 juin, à L’Aventure du Sucre, à Beau-Plan.

Le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et du commerce international, Ritesh Ramful, a qualifié cet accord de jalon historique ouvrant un nouveau chapitre dans les relations économiques entre l’UE et la région ESA. Selon lui, cet accord renforcera l’ambition de Maurice de se positionner comme une plateforme régionale reliant l’Europe, l’Afrique et l’océan Indien. Il offrira également de nouvelles opportunités aux exportateurs, prestataires de services et investisseurs, tout en favorisant une meilleure intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales.

Le ministre a souligné le potentiel considérable de la région ESA dans des secteurs tels que l’industrie manufacturière, les services, l’économie bleue, l’agro-industrie, les technologies numériques, les énergies renouvelables et la logistique. Il a appelé le secteur privé à saisir les nouvelles opportunités, à investir dans l’innovation et à explorer de nouveaux marchés. De son côté, Dora Correia, directrice à la Direction générale du commerce de la Commission européenne, a réaffirmé l’engagement de l’Union européenne à renforcer davantage ses liens économiques avec les pays de l’ESA.

Conclu le 10 juin 2026 à Maurice après plus de six années de négociations, cet accord réunit l’Union européenne et les quatre États de l’ESA que sont Maurice, Madagascar, les Comores et les Seychelles. Il s’agit du premier accord de ce type conclu avec une région d’Afrique subsaharienne. L’EPA modernisé vient renforcer l’accord intérimaire appliqué depuis 2012 et ouvre de nouvelles perspectives dans des domaines stratégiques tels que le commerce des services, l’investissement, le commerce numérique, l’innovation et le développement durable. Il devrait également offrir aux entreprises un environnement plus stable et prévisible pour investir et développer leurs activités sur de nouveaux marchés.