Couteau, poignard, dague… autant d’armes blanches au centre des faits divers. En cinq ans et demi, 40 personnes y ont laissé la vie et 697 autres ont été blessées. Les services de police ont traité 731 affaires liées aux armes blanches entre le 1er janvier 2021 et le 15 juillet 2026. Ces chiffres ont été dévoilés mardi à l’Assemblée nationale par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en réponse à une question parlementaire du député Farhad Aumeer.

Le Premier ministre a insisté sur le fait que l’arsenal juridique existe déjà pour encadrer les armes offensives. La fabrication, la commercialisation, la détention et le port de ces armes sont régis par plusieurs dispositions du Code pénal et de la Criminal Code Supplementary Act. Les textes couvrent notamment les poignards, les baïonnettes, les couteaux de type dague, les cannes-épées ainsi que tout objet pointu ou tranchant pouvant être considéré comme une arme offensive.

Les peines prévues varient selon la gravité de l’infraction et peuvent atteindre 10 ans d’emprisonnement, assortis d’une amende maximale de Rs 25 000. Une personne surprise avec une arme offensive dans un lieu public, sans justification valable, s’expose également à deux ans de prison et à une amende pouvant aller jusqu’à Rs 100 000.

Pour contenir le phénomène, la police multiplie les interventions sur le terrain. Navin Ramgoolam a indiqué que les forces de l’ordre mènent régulièrement des opérations ciblées, des patrouilles conjointes de la Special Mobile Force (SMF) et de la Special Supporting Unit (SSU), ainsi que des actions basées sur le renseignement dans les secteurs identifiés comme étant les plus à risque.