Les ventes de cigarettes connaissent une hausse notable dans plusieurs régions du pays à l’approche du Budget 2026-2027. Craignant une éventuelle augmentation des prix, de nombreux consommateurs font des réserves, exerçant une pression accrue sur les stocks de certains commerces.

Depuis le début du mois de juin, plusieurs détaillants observent une augmentation inhabituelle des achats. Certains clients repartent désormais avec plusieurs paquets, voire plusieurs cartouches, alors qu’ils se limitaient auparavant à des achats plus modestes. Cette tendance a entraîné des ruptures temporaires de certaines marques dans plusieurs points de vente.

Cette situation est alimentée par les spéculations entourant une éventuelle hausse des droits d’accise sur les produits du tabac lors du Budget 2026-2027. Plusieurs consommateurs préfèrent ainsi constituer des réserves avant les annonces budgétaires, dans l’espoir d’éviter une augmentation des prix dans les semaines à venir.

Dans certaines régions, des détaillants indiquent également ne plus disposer de certaines références de cigarettes. Selon eux, la forte demande observée ces derniers jours a entraîné un épuisement plus rapide des stocks disponibles.

Les opérateurs du secteur assurent toutefois que les livraisons se poursuivent normalement. Selon eux, les stocks s’épuisent plus rapidement en raison de la forte demande plutôt qu’à cause d’un problème d’approvisionnement.

Les importateurs rappellent également qu’un mécanisme de contrôle des volumes est actuellement en vigueur. Mis en place par la Mauritius Revenue Authority (MRA), ce dispositif encadre les quantités de cigarettes pouvant être importées et mises sur le marché durant la période précédant la présentation du Budget.

Ce système s’inscrit dans les mesures dites « anti-forestalling » de la MRA. Son objectif est d’empêcher la constitution de stocks excessifs avant le Budget dans l’éventualité d’une hausse des droits d’accise sur les produits du tabac. Les opérateurs ne peuvent ainsi dépasser les volumes qui leur sont attribués, même lorsque la demande augmente.

Malgré les rayons parfois moins garnis dans certains commerces, les professionnels du secteur réfutent toute pénurie organisée. Selon eux, le phénomène est principalement alimenté par les achats préventifs des consommateurs, dans l’attente des annonces budgétaires prévues le 19 juin.