
Les origines de la fête des mères remontent à l’Antiquité, époque où les Grecs célébraient Rhéa, la mère des divinités, tandis que les Romains rendaient hommage aux mères de famille lors des Matronalia. La forme contemporaine de cette célébration s’est structurée au début du XXᵉ siècle aux États Unis sous l’impulsion d’Anna Jarvis, qui souhaitait honorer la mémoire de sa mère décédée, avant que le président Woodrow Wilson n’officialise cette journée en 1914. En Europe, le concept s’est rapidement imposé, avec des motivations variées allant de la reconnaissance des droits des familles au Royaume Uni à des politiques natalistes spécifiques en France sous le régime de Vichy en 1941.
À l’Île Maurice, cette célébration s’aligne traditionnellement sur le calendrier français et est fixée au dernier dimanche de mai, sauf lorsque celui ci coïncide avec la Pentecôte. L’événement revêt une dimension profondément multiculturelle et intergénérationnelle, la figure maternelle étant célébrée à travers le prisme de la diversité des traditions locales.
Sur le plan social, la fête donne lieu à de grands rassemblements familiaux autour de repas traditionnels préparés à la maison, bien que les sorties au restaurant et l’achat de cadeaux commerciaux se soient intensifiés ces dernières années. Malgré cette commercialisation croissante, l’essence de la fête à Maurice demeure ancrée dans des valeurs de gratitude et de reconnaissance envers les sacrifices consentis par les mères pour l’éducation de leurs enfants et la stabilité de la cellule familiale.
Source : Britannica, article “Mother’s Day / Le combat d’Anna Jarvis- Mothers’ Day Work Clubs / Library of Congress – Mother’s Day International Association / MBC – « Fête des Mères : Origine de la fête » 27 mai 2024