À quelques jours du choc face au PSG, Chelsea a souffert pour se qualifier en FA Cup contre Wrexham. Mais cette rencontre agitée a aussi permis à Liam Rosenior d’identifier plusieurs solutions pour corriger certains problèmes avant ce rendez vous européen crucial.

Quelques jours avant de défier le Paris Saint Germain en huitièmes de finale de la Ligue des champions, Chelsea s’est offert une qualification pour les quarts de finale de la FA Cup au terme d’un match renversant face à Wrexham (2-4 après prolongations). Sur la pelouse bouillante du Racecourse Ground, les Blues ont pourtant longtemps souffert face à une équipe de Championship décomplexée. Rapidement menés après l’ouverture du score de Sam Smith, les hommes de Liam Rosenior ont dû s’en remettre à un but contre son camp d’Arthur Okonkwo pour recoller au score avant la pause. Mais la soirée s’est encore compliquée lorsque Callum Doyle a redonné l’avantage aux locaux à douze minutes du terme, faisant planer le spectre d’une énorme surprise. Chelsea a finalement évité le piège dans une fin de match complètement folle. Le jeune Josh Acheampong a d’abord arraché l’égalisation à la 82e minute avant que l’expulsion de George Dobson ne fasse basculer la rencontre.

En supériorité numérique, les Londoniens ont fait parler leur talent en prolongation grâce à Alejandro Garnacho, qui a donné l’avantage, avant que João Pedro ne scelle définitivement la qualification dans le temps additionnel. « Honnêtement, rien de nouveau. Nous avons été menés 1-0 dès le début contre Aston Villa. Nous étions menés 2-0 à la mi temps contre West Ham. Il nous faut trouver une solution pour éviter de nous retrouver dans cette situation, mais ce que les joueurs me montrent, peu importe qui est sur le terrain, c’est un excellent état d’esprit, une confiance et une détermination à gagner des matchs, ce dont nous aurons besoin pour le reste de la saison », a déclaré Liam Rosenior sur les leçons tirées de cette rencontre. Une victoire difficile mais précieuse pour Chelsea, qui s’offre un peu de répit avant son choc européen face au PSG, tout en permettant à Rosenior de peaufiner ses ultimes solutions à certains maux liés à la rotation de son effectif.

Malgré la qualification décrochée en FA Cup, Chelsea continue d’afficher certaines limites dans la maîtrise de ses rencontres. L’équipe de Liam Rosenior a encore alterné les bonnes séquences et des passages beaucoup plus brouillons, laissant trop souvent l’initiative à son adversaire. Menés à deux reprises, les Blues ont dû courir après le score et s’en remettre à des exploits individuels pour s’en sortir. « Manque de constance ? C’était pareil contre Crystal Palace il y a environ six semaines, quand j’ai rejoint l’équipe. On menait 3-0 et on avait le contrôle du match, et il faut qu’on trouve le moyen de mieux le gérer. Mais en coupe, quand l’émotion est là, on la ressent vraiment. Ce sont des matchs très difficiles. On ne sera pas la seule équipe de Premier League à avoir des difficultés face à des adversaires de niveau inférieur à ce tour. Il faut qu’on trouve une solution. Mais bon, sur 15 matchs, 10 victoires, c’est déjà pas mal. Il faut donc continuer à travailler. Il faut qu’on récupère. On a un match important mercredi. Il faut qu’on commence à s’y préparer », a analysé un Liam Rosenior loin d’être effrayé par le PSG. Si la profondeur du banc a fini par faire la différence en prolongation avec les buts d’Alejandro Garnacho et de João Pedro, le manque de contrôle et de régularité dans le jeu reste un point d’interrogation à quelques jours d’un choc bien plus exigeant au Parc des Princes.

Cette rencontre a également été marquée par une rotation massive de la part de Rosenior. Le technicien anglais avait profondément remanié son onze avec plusieurs titulaires habituels laissés sur le banc au coup d’envoi, comme Reece James, Marc Cucurella ou encore Malo Gusto. Plusieurs jeunes ont ainsi eu leur chance, à l’image de Josh Acheampong. Une solution qui a porté ses fruits malgré 120 minutes dans les jambes et une infirmerie déjà remplie, avec Levi Colwill, Jamie Gittens, Estêvão et Caleb Wiley. « 120 minutes ? Non, je ne pense pas que ce soit lié à notre système de rotation. Je ne crois pas que ce soit un problème avant le match contre le PSG. Le plus important, c’est que nous ayons franchi ce tour. Et puis, même en alignant notre onze de départ habituel, rien ne garantit que ces matchs seront plus faciles. Ce sont des matchs difficiles. De plus, mon effectif a disputé un nombre record de matchs ces 18 derniers mois. Il faut donc que je fasse confiance au groupe. Ils m’ont récompensé de cette confiance avec le résultat de ce soir et je continuerai à prendre des décisions fermes en fonction de nos objectifs pour la fin de saison. » Un choix assumé afin de gérer l’état physique de l’effectif avant la double confrontation européenne face au PSG, où Chelsea devrait retrouver un onze beaucoup plus proche de son équipe type.

Source: Foot Mercato