La consommation de drogue fragilise la société mauricienne avec des répercussions directes sur le tissu social. Les jeunes restent parmi les plus durement touchés. La rédaction d’ION News a rencontré The Faith Association, une ONG engagée sur le terrain, dont le président Samhir Ramen tire la sonnette d’alarme. « Trop de jeunes sont victimes de la drogue. Des accidents de la route impliquent des conducteurs toxicomanes. Des vies sont perdues et nous avons le sentiment de perdre la bataille contre la drogue. »

En janvier, près de 20 décès ont été recensés sur les routes, dans un contexte où la consommation de drogues est de plus en plus souvent mise en cause. Samhir Ramen pointe du doigt l’absence de mesures concrètes. « Nous avons foi en la nouvelle équipe arrivée au gouvernement, mais il faut des améliorations concrètes. Nous croyons fermement que le gouvernement doit envisager la légalisation du cannabis, car la situation est devenue extrêmement critique avec la montée des drogues dures, en particulier le ‘simik’ », dit-il. Un point de vue partagé par certains internautes qui estiment que les approches actuelles montrent leurs limites et appellent à un changement de stratégie.

Le président de The Faith Association insiste sur les limites de l’action associative sans un cadre légal renforcé. « Il faut des lois fortes et concrètes. La situation est si grave que les rues sont devenues dangereuses. À ce stade, on a l’impression qu’un ‘curfew’, comme pendant la Covid, serait nécessaire pour assurer la sécurité de la population », affirme-t-il. Et d’ajouter qu’une collaboration étroite entre les autorités et les ONG apparaît indispensable. La situation exige désormais une prise de conscience collective et des actions concrètes, sans délai, dit-il.