Photographe aujourd’hui reconnu, Tristan Bréville n’a toutefois pas pu immortaliser sur pellicule la cérémonie de lever du drapeau, le 12 mars 1968. «On n’avait même pas l’autorisation d’aller au Champ-de-Mars», se souvient celui qui avait alors la vingtaine.

Il a encore à l’esprit «l’exode» de nombre de Mauriciens vers l’Australie ou le Canada face au «démon» de l’indépendance. Mais pour Tristan Bréville, celle-ci signifie surtout «avoir la liberté d’expression».

La nation mauricienne est un projet en construction, estime le fondateur du Musée de la photographie. Pour lequel «il faut des gens capables, (…) de la hauteur de Mahatma Gandhi».

Cette rencontre avec Tristan Bréville marque le retour de la série documentaire «Une nation, un destin» d’ION News. Lancée en début d’année en marge des célébrations des 50 ans d’indépendance du pays, ces entretiens avec des femmes et des hommes connus et moins connus retracent la construction de Maurice en tant que nation.

Les 50 vidéos-témoignages feront l’objet d’un documentaire de 25 minutes sur ce qui a été accompli depuis 1968.

La série et le documentaire Une nation, un destin ont été produits grâce au soutien actif des groupes Currimjee et ENL, Rogers Capital et Barclays. Les vidéos peuvent être vues sur www.ionnews.mu ainsi que sur notre page Facebook.