Les estimations pour la production sucrière ont été revues à la baisse. Elle devrait, en effet, être de 330 000 tonnes pour l’année 2018, au lieu des 350 000 tonnes prévues début en mai. Certes, la récolte est à environ 41% au 1er septembre. Et «progresse normalement». Le taux d’extraction de sucre, à 9,68%, est jugé «très bon», déclare Jacqueline Sauzier.

La productivité aux champs est cependant «très basse» comparé aux deux années précédentes (373 tonnes de cannes à l’hectare), explique la secrétaire générale de la Chambre d’agriculture. Ce qui porte la production de sucre à 135 921 tonnes de sucre actuellement.

La situation est «préoccupante» pour l’industrie, souligne Jacqueline Sauzier. D’autant que les planteurs ont envoyé moins de cannes aux usines à cause du manque de visibilité sur le prix qu’ils en obtiendront, explique-t-elle. Or, une «visibilité sur le long terme» à la fois pour les planteurs et les différents acteurs est «urgente et nécessaire».

Car la coupe ne prendra fin qu’à la mi-décembre. Et les cannes qui demeurent dans les champs auront un impact sur les prochaines saisons, souligne Jacqueline Sauzier.

Il faudrait également, selon la secrétaire générale, les solutions à long terme. Celles-ci seraient de réduire le coût de production et trouver de nouveaux marchés.

L’exportation de sucres spéciaux vers la Chine – annoncée cette semaine par le Premier ministre – est, certes, une «bonne nouvelle». Mais elle ne démarrera pas avant 2021. Et l’objectif de 50 000 tonnes annuellement vers l’Empire du milieu ne devrait pas être atteint avant 2028, note Jacqueline Sauzier.