Leur patience a des limites. Depuis six mois qu’ils ont trouvé refuge au centre social de St Malo, ces familles sinistrées de Berguitta ne savent toujours pas quel sera leur sort. Douglas Baya prévient : il n’hésitera pas à entamer de nouveau une grève de la faim si rien ne change pour le mieux.

Le président du Nouveau Mouvement Zenfants Baie du Tombeau fait partie des sinistrés de ce quartier de Baie-du-Tombeau qui, la semaine dernière mais aussi en février dernier, se sont privés de nourriture pour attirer l’attention de l’opinion publique et des autorités sur leur sort.

Près de cinq mois plus tard, ils en sont toujours au même point, constate Baya amèrement. Or, maintient-il, les familles dont il se fait le porte-parole ont droit à un logement décent et les moyens de s’acquitter des frais auprès de la National Housing Development Corporation.

Gilles L’Entêté, directeur de la NHDC, a déclaré il y a peu qu’aucune «priorité ne sera donnée à qui que ce soit».