A 92 ans, Serge Monololl n’oublie pas ses années de guerre. Ni ses camarades d’armes, dont 14 Mauriciens dans l’infanterie où il était posté, tombés sous les balles et les bombes. Tous les ans, le vétéran, enrôlé dans l’armée australienne à 16 ans et demi, assiste à la cérémonie du Jour du souvenir qui a lieu le 11 novembre à Curepipe.

Serge Monololl a perdu 14 camarades mauriciens. Comme eux, ils étaient quelque 30 000 de nos compatriotes engagés dans la Seconde Guerre mondiale. Il rallie l’Italie avant d’être posté en Palestine. La Seconde Guerre mondiale prend fin le 8 mai 1945 en Europe et le 2 septembre de la même année en Asie-Pacifique. Mais Serge Monololl, chargé de la surveillance et de l’acheminement de munitions, ne reverra sa terre natale qu’un an et demi plus tard…

Hier, il n’a pas dérogé à la règle. Le vétéran était à la statue du soldat inconnu aux côtés d’anciens combattants et de personnalités, dont le Premier ministre.

La cérémonie de cette année avait un cachet particulier. Elle marquait, en effet, le centenaire de l’Armistice, qui marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale et la défaite de l’Allemagne. Si l’accord est signé à 5h15, elle fut effective à 11 heures.

Quelque 3 000 compatriotes s’étaient engagés. Les Mauriciens dans la Grande guerre (1914-1918), ouvrage publié récemment, revient sur cette période.