Les mesures sociales préconisées par Pravind Jugnauth sont, certes, louables. Cependant, elles sont comme l’arbre qui cache la forêt, avance Kugan Parapen. La forêt étant ici la dette publique, avance le membre de Rezistans ek Alternativ.

Si la tendance actuelle se maintient, dit-il, Maurice risque de se retrouver dans dix ans devant un mur fiscal, avec une dette publique avoisinant les 80%. Mais au lieu de mesures fortes pour s’attaquer à cela, soutient Kugan Parapen, le ministre des Finances a été « un peu lâche ».

Abordant le volet économique, Stephan Gua affirme, pour sa part, que le gouvernement est en contradiction avec la vision d’une « low or no carbon economy » en enlevant la taxe carbone et en maintenant le cap sur le petroleum hub.

Les futurs projets hôteliers envisagés viennent ajouter une pression supplémentaire, poursuit le membre du parti au papillon, sur nos ressources et notre écosystème. Tandis que les pouvoirs accrus accordés au Board of Investment pour l’octroi de permis viennent créer « un gouvernement parallèle ».

Jean Yves Chavrimootoo estime, lui, que le Budget 2016-2017 repose sur le développement foncier pour de riches étrangers. Un modèle, ajoute-t-il, en cours depuis 2001.