Avec un « gouvernement qui agit comme un agent provocateur », affirme Arvin Boolell, les principes d’un Etat de droit sont bafoués. « La ligne de démarcation entre les institutions devient ‘blurred’ », soutient l’ancien porte-parole du Parti travailliste. Qui va plus loin.

Cette troisième arrestation de Navin Ramgoolam aujourd’hui, avance Boolell, ne relève pas seulement d’une « vendetta politique ». « Zot pe fer li vinn enn martir ! » a lancé Arvin Boolell aux journalistes et partisans rouges présents au Square Guy Rozemont, à l’issue de la réunion spéciale du bureau politique du PTr, en début de soirée.

Navin Ramgoolam a été interpellé par le Central Criminal Investigation Department dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’octroi de bail pour des terrains de l’Etat. Il a cependant été libéré sur parole. Mais devra retourner aux Casernes centrales demain car « l’enquête n’est pas terminée », a indiqué son avocat Gavin Glover. Ramgoolam devra aussi comparaître en Cour où lui seront notifiées les charges provisoires qui pèsent contre lui.