Pravind Jugnauth le répète. « Je ne suis pas d’accord avec cette condamnation », soutient-il. Et il compte bien faire appel de la sentence. Il attend, pour cela, que l’affaire soit terminée au niveau de la Cour intermédiaire. Condamné à 12 mois de prison, Pravind Jugnauth sera de retour devant cette instance le 16 juillet pour savoir, en fonction des conclusions d’un rapport à cet effet, si cette peine sera commuée en travaux communautaires.

« J’ai un long combat devant moi », a indiqué le leader du MSM dans une courte déclaration à l’issue de cette audience qui a pris fin peu avant 17h. Pravind Jugnauth, qui était alors au Sun Trust, indique cependant ne pas avoir le moral à zéro. Bien au contraire.

Avant de donner lecture du verdict, la magistrate Niroshini Ramsoondar a rappelé que Nando Bodha a témoigné, ce matin, sur la démission de Pravind Jugnauth en tant que ministre de la République. Et de souligner que le délit de conflit d’intérêts n’est pas équivalent à celui de « corruption ». Et qu’il n’est pas, ici, question de corruption.

L’accusé, soit Pravind Jugnauth, a un casier judiciaire vierge, indique la magistrate. Qui souligne que, dans le cas de l’achat de la clinique Medpoint par l’Etat, Pravind Jugnauth est intervenu à la dernière étape des procédures. Toutefois, remarque la magistrate, il s’agit d’un « serious offence ». L’accusé, dit-elle, a créé une situation de conflit d’intérêts. Et le public attend d’un « public official » que celui-ci « carry his duty in an appropriate manner ».

Pravind Jugnauth pourra faire avis d’appel le 16 juillet.

La sortie de la salle d’audience a été des plus mouvementée, les partisans étant encore plus nombreux et indisciplinés. Ce qui n’a pas manqué de causer quelques bleus à des journalistes mais aussi à des passants. Même Pravind Jugnauth et son épouse ont dû être escortés hors du bâtiment par un important contingent de la Special Supporting Unit.