Pravind Jugnauth estime que le Constitution (Amendment) Bill, présenté en seconde lecture ce vendredi 7 décembre, marquera l’histoire. Cette modification en faveur de la réforme électorale, selon lui, permettra de consolider la démocratie. Il soutient que le système électoral vieux d’un demi-siècle a fait son temps et doit être dépoussiéré. Il évoque également, pour justifier cette démarche, le recours de Rezistans ek Alternativ devant les Nations unies pour protester contre l’obligation faite aux candidats de décliner leur identité ethnique lors des élections.

Énumérant les différents rapports quant à la révision du système électoral mauricien, il explique qu’aucun n’a été retenu et il rappelle la promesse faite dans le programme électoral de l’Alliance Lepep pour les législatives de décembre 2014. Son plan, fait ressortir Pravind Jugnauth, va favoriser la représentativité proportionnelle, une meilleure représentation des femmes à l’Assemblée nationale, des règles pour contrer le transfugisme et contrôler le financement des partis politiques.

Soulignant que le ratio élus vs électeurs étant l’un des plus élevés au monde, le Premier ministre indique qu’on ne peut augmenter le nombre de sièges comme recommandé par Albie Sachs. Il a aussi soutenu que le transfugisme ne peut être toléré, mais qu’un groupe d’au moins six membres issu d’un parti peut démissionner pour rejoindre un autre groupe politique siégeant à l’Assemblée nationale.

Il s’est aussi laissé aller à dire que l’Electoral Supervisory Commission consiste à faire des commentaires et que «c’est le gouvernement uniquement qui décide».