Le protocole de prise en charge des sinistrés qui se rendent aux centres de refuge est en cours de révision. Un comité ministériel post-Berguitta et présidé par la Vice Prime minister Fazila Jeewa-Daureeawoo finalise ses recommandations, a indiqué Etienne Sinatambou à l’Assemblée nationale, ce mardi 30 octobre. Une ébauche a déjà été circulée auprès des membres du comité.

Xavier Duval a tenté d’acculer le ministre de l’Environnement durant la Private Notice Question qui lui était adressée quant aux mesures prises depuis le début de l’année par rapport à la gestion des catastrophes naturelles. Maurice figure parmi les pays les plus à risque, a maintes fois souligné le leader de l’opposition. Rappelant les conditions d’hébergement des sinistrés du cyclone Berguitta, en début d’année, obligés de dormir à même le sol. «This is ‘tous sali’ Sinatambou style», a lancé le chef du PMSD, faisant référence à un séga populaire.

«Le leader de l’opposition confond» qui «tous sali» ou non, a rétorqué Sinatambou du tac-au-tac. En ajoutant que Duval devrait plutôt regarder du côté de ses partenaires. «C’est totalement faux», s’est défendu le ministre, de faire accroire que la politique de distribution d’eau et de biscuits «is my making and my making alone» alors qu’elle est en place depuis des années sans que personne ne pense à la revoir.

La question de lits de camps est aussi à l’étude, en précisant cependant que les centres de refuge ne sont pas très grands.

Il est envisagé d’augmenter le nombre de centres, notamment dans la région de Port-Louis où le plus grand nombre de sinistrés a été dénombré.

Le gouvernement a mis en place des mesures depuis 2015, a insisté Sinatambou. Pour qui les mesures préventives sont tout aussi importantes que l’évacuation des sinistrés. Le vote des amendements pour sanctionner les constructions sur les rivières et canaux s’inscrit dans ce cadre, a-t-il rappelé, tout comme les 38 exercices de simulation effectués par le National Disaster Risk Reduction and Management Centre cette année. Ou encore la mise en place d’un Early Warning and Emergency Alert System pour prévenir les populations concernées de dangers imminents.

Sinatambou avait créé la controverse en début d’année de par ses commentaires sur le fait que les centres de refuge, assaillis durant le passage du cyclone Berguitta, ne sont pas des camps de vacances. Et que seuls des biscuits et de l’eau étaient distribués aux sinistrés, et non des repas chauds, de par le protocole établi selon des normes internationales.