La fermeture de la pêche à l’ourite porte ses fruits, insiste le ministre de l’Economie océanique. En permettant à l’espèce de se reproduire. Prem Koonjoo envisage d’ailleurs d’instaurer, outre la période d’août à octobre, une seconde fermeture nationale annuelle à compter de 2018. Ce qui permettrait aux ourites de grandir et gagner en poids.

L’annonce a eu lieu cet après-midi, à Grande-Rivière-Sud-Est, où le ministre lançait officiellement l’ouverture de la pêche à l’ourite.

La période sera déterminée en consultation avec les pêcheurs, mais aussi le Programme des Nations unies pour le développement ainsi que les organisations non gouvernementales qui font de la sensibilisation sur cette question.

Rodrigues, qui a rouvert la pêche à l’ourite le 7 octobre, a déjà mis en place deux périodes de fermeture saisonnière : l’une débutant en février et l’autre en août.

A midi aujourd’hui, les pêcheurs avaient ramené 507,2 kilos (kg) d’ourites aux divers débarcadères. Des prises en baisse comparées à la même période l’année dernière, où la balance affichait 635 kilos en tout. Cette diminution s’explique, du côté du ministère, par le fait qu’un certain nombre de pêcheurs n’ont pas pris la mer, notamment à cause du mauvais temps sur certaines régions.

Ceux qui sont retournés avec les plus grosses prises de la matinée ont été récompensés. Ainsi, un pêcheur du Morne a remporté le prix de Rs 10 000 en lice avec son ourite de 5,2 kg. Un autre de Bambous-Virieux empoche Rs 5 000 avec une prise de 4,9 kg. Soit 400 grammes de plus que celle qui permet à un troisième pêcheur de repartir avec Rs 3 000.

Au niveau des débarcadères, celui de Grande-Rivière-Sud-Est affichait 157 kilos d’ourites à la balance. La deuxième meilleure pesée ? A Quatre-Sœurs, avec 90 kilos. Puis Grand-Gaube (76 kg) et Bambous-Virieux (72).

Qu’en est-il de l’évolution de la taille des ourites ? Il est encore trop tôt pour le dire. Les relevés se feront au quotidien durant les deux semaines qui viennent. Ce n’est qu’après cela que le ministère de la Pêche pourra faire le point. Soulignons cependant qu’en 2016, l’ourite pesait 668 g en moyenne – «échantillon représentatif pris durant quatre mois avant la clôture», avait précisé la Commission de l’océan Indien, partenaire du projet. Le jour de la réouverture l’année dernière, les prises pesaient autour d’1,5 kg.

A l’amende

Tous n’ont pas respecté de pêcher l’ourite. Ainsi, 11 cas ont été enregistrés. De ceux-là, 5 contrevenants seront poursuivis. Ils sont passibles d’une amende ne dépassant pas Rs 50 000.