Une délégation d’une vingtaine d’homme d’affaires pakistanais est actuellement en mission à Maurice. Le but de leur visite : discuter des échanges commerciaux existants pour les élargir et explorer de nouvelles avenues de coopération. Utiliser le port franc mauricien pour viser le marché mauricien, explique Azim Currimjee, s’inscrit dans cet ordre d’idées. D’autant que Maurice jouit d’une position stratégique et dispose d’infrastructures et de services de qualité, poursuit le président de la Chambre de commerce et d’industrie.

Les opportunités commerciales en partenariat (joint ventures) sont nombreuses, avance Azim Currimjee. Notamment dans les secteurs manufacturiers, pharmaceutiques, agricoles ou encore de la bijouterie.

Les entreprises gagneraient à mieux profiter de l’accord commercial préférentiel signé en 2007. Car si les échanges commerciaux se font dans les deux sens, ils profitent surtout au Pakistan, note Azim Currimjee, et restent limités.

La Karachi Chamber of Commerce and Industry, qui pilote cette mission, fait ainsi ressortir que les concessions sous l’accord commercial préférentiel couvrent des produits qui ne sont pas échangés entre les deux pays. Ce qui fait dire à son vice-président Rehan Hanif qu’il est «grand temps» que cette liste soit revue.

Les investisseurs mauriciens devraient aussi profiter du China Pakistan Economic Corridor, qui «va transformer le Pakistan en un hub économique pour l’Asie centrale et du Sud», avance Rehan Hanif. Sous ce projet, des zones économiques spéciales seront mises sur pied, dont deux «en priorité» à Karachi assorties de dix ans d’exonération fiscale.