L’ancien régime, assure le ministre des Finances, a « hypothéqué totalement » le pays. Ce qui laisse à l’Etat « très peu de flexibilité » pour contracter de nouvelles dettes. Maurice, poursuit Vishnu Lutchmeenaraidoo, doit réduire son taux d’endettement « à 50% du PIB ». Pour assurer son développement, dit-il, le pays n’a donc « d’autre choix » que de compter sur le secteur privé et les foreign direct investments.

Se réjouissant de la position de Maurice dans divers classements au niveau africain, Lutchmeenaraidoo a aussi indiqué que l’objectif, sur les trois prochaines années, est d’être premier au niveau des pays à moyens revenus en termes de facilité à faire du business. Le ministre des Finances intervenait à l’occasion de la signature d’une convention de financement avec l’Agence française de développement en faveur de la Cargo Handling Corporation.  Lutchmeenaraidoo a ainsi exhorté l’AFD à « se moderniser » en proposant des modalités de financement « qui ne nécessitent pas la garantie de l’Etat ».