La récente mission du ministre des Finances en Afrique du Sud a été l’occasion de rencontrer des investisseurs potentiels. Mais aussi de s’entretenir avec la presse. Ainsi, Vishnu Lutchmeenaraidoo a accordé un entretien à la chaîne CNBC Africa, publié sur sa chaîne YouTube ce 6 novembre.

Dans cette interview menée par Bronwyn Nielson, Executive Director de la chaîne, le ministre des Finances explique la stratégie économique adoptée par le nouveau gouvernement. Et qui s’appuie sur trois axes : l’économie océanique, le maritime hub ainsi que l’Afrique. Le partenariat avec le Ghana servira d’exemples à d’autres collaborations du même type sur le continent, espère Lutchmeenaraidoo. Qui a aussi profité de ce plateau pour annoncer les accords conclus avec des lignes aériennes asiatiques dans l’objectif d’un corridor Asie-Afrique.

Le Double Taxation Avoidance Agreement avec l’Inde a aussi été abordé. Le ministre des Finances expliquant que certains businessmen « intelligents » avaient profité du système jusqu’ici pour éviter de s’acquitter de taxes dans les deux pays. Et qu’il faut y mettre un terme en s’assurant que la Grande péninsule et Maurice sortent gagnants.

Pour s’assurer que Maurice reste « propre », il faut évidemment s’attaquer à la corruption. Toutefois, cette lutte « ne nécessite pas de législation très sévère », fait valoir le ministre des Finances. « La solution est de changer le système qui encourage la corruption. » En faisant notamment usage de l’Internet, de l’e-gouvernance et de la technologie pour garantir la transparence.

Vishnu Lutchmeenaraidoo était en mission de prospection à Johannesburg du 31 octobre au 5 novembre. L’objectif, indique le communiqué des Finances : « explorer de nouvelles avenues de business qui soient plus à même de générer des emplois et la croissance » autre que l’immobilier, principal segment d’investissement des Sud-africains ces dernières années.

Le ministre a enchaîné les rencontres avec des opérateurs du secteur manufacturier, des services financiers, d’aquaculture, de l’aviation, de l’industrie du film, dans l’enseignement et la logistique, des TIC et dans l’outsourcing, mais aussi du commerce de diamants et de l’or. « Ces expressions d’intérêt dans les divers secteurs concernés représentent un potentiel d’investissement de plus de Rs 1 milliard, avec la possibilité de générer un grand nombre d’emplois. »

Photo : Capture d’écran