Les différentes institutions doivent établir des liens de travail «étroits» avec l’Integrity Reporting Services Agency (IRSA) pour promouvoir la bonne gouvernance. A cet effet, les différents acteurs de la lutte contre la corruption tels que la Mauritius Revenue Authority, l’Independent Commission against Corruption ou encore le bureau du Directeur des poursuites publiques ont été réunis, ce jeudi 8 février à Balaclava.

L’un des sujets abordés a été le peaufinage de la Good Governance and Integrity Reporting Act (GGIR), votée en 2015. Le ministre de la Justice Maneesh Gobin le souligne : chaque nouvelle législation nécessite des ajustements. Au cours de cette demi-journée de travail, des propositions ont été faites afin d’amender la GGIR Act.

Les amendements seront bientôt présentés au Conseil des ministres, puis au Parlement. «Nous ne tarderons pas avec cela, affirme Gobin. Nous avons besoin que l’agence [IRSA] montre ses résultats très bientôt.»

Selon Paul Keyton, directeur de l’IRSA, il faut notamment revoir le plafond de Rs 10 millions pour une saisie. Ce seuil, explique-t-il, est trop élevé. Cela afin de pouvoir effectuer, à l’aéroport par exemple, des saisies de devises d’un montant moins important mais qui servirait à financer le crime ou le trafic de drogue.

Autre faille à combler, selon le directeur de l’IRSA : rien n’empêche quelqu’un sommé de s’expliquer sur ses biens de les vendre, puis d’empocher l’argent et de se rendre à l’étranger.