C’est le douzième jour de grève pour les sinistrés de Berguitta. Quatre d’entre eux ont déjà reçu les clés de leurs maisons et un autre des réfugiés de St-Malo recevra un toit sur son terrain construit par l’Etat. Quatre familles sont toujours dans l’incertitude quant à une aide de l’Etat.

Stéphanie Hall, Alexandre Vante et Desire Tharcinius sont déterminés à faire grève jusqu’à ce que leur demande pour un logement auprès de la National Housing Development Company Ltd soit agréée. Pour l’instant, ils ne sont pas éligibles. En effet, Stéphanie Hall ne correspond pas aux critères de demande car en instance de divorce. Alexandre Vante, 18 ans, n’est pas employé et ne peut fournir de garantie sur le plan financier. Idem pour Desire Tharcinius, 52 ans, qui est lui jugé trop vieux.

Pour limiter les conséquences fâcheuses sur la santé des uns et des autres mais maintenir leur grève de la faim, les sinistrés se relaient au jardin de la Compagnie. Où ils se sont rendus depuis leur expulsion du centre de refuge de St Malo, à Baie-du-Tombeau, la semaine dernière.