Maurice a beau être doté d’un système de santé gratuit, ces citoyens dépensent tout de même beaucoup sur cet item. Rs 10,8 milliards pour l’année 2014. Cependant, dans leur grande majorité (72,8%), les Mauriciens se font soigner dans le public. C’est ce qui ressort du Survey Report 2015: Household Out-of-Pocket Expenditure on Health, rendu public aujourd’hui.

Autre point saillant du rapport : dans 42,2% des familles interrogées, au moins un membre souffre d’hypertension et de maladies connexes. Tandis que pour 34,8% d’entre elles, au moins un membre est souffre de diabète et de complications qui y sont liées.

Pour le ministre de la Santé, des « actions urgentes » sont nécessaires pour prévenir et s’attaquer aux maladies non transmissibles. Au cas contraire, prévoit Anil Gayan, les quelque Rs 10 milliards dont est doté le ministère de la Santé « ne suffiront pas ».

Cette enquête, menée par le ministère de la Santé avec le soutien de l’Organisation mondiale de la Santé, indique également qu’environ « 3,6% des ménages » encourent des dépenses « catastrophiques » pour se faire soigner. C’est-à-dire qu’au moins 40% de leurs revenus non essentiels sont consacrés à cet item.

Ce chiffre, note avec satisfaction le ministre de la Santé, est en baisse à cause de « la qualité » du service public ; il était auparavant à 10%.

Toutefois, il ressort qu’environ 11% des ménages ont contracté des emprunts, en 2015, pour payer les soins requis : 3% auprès de banques et d’autres institutions financières tandis que 8,1% ont sollicité des proches. 0,3% des familles interrogées ont, pour leur part, vendu leurs biens.

L’étude [disponible dans son intégralité ici] s’est portée sur un échantillon de 3 375 familles, dont 675 à Rodrigues, pour un total de 12 099 personnes.