Les médecins exerçant dans le service public sont « frustrés, fatigués, en colère », affirme leur syndicat. En cause ? L’attitude du ministère de la Santé à leur égard qui, selon la Medical Health Officers Association (MHOA), ne fait pas grand cas des agressions dont ils font l’objet. Et de prendre pour exemple le cas de cette doctoresse, frappée au visage et à l’épaule la semaine dernière par un patient à Montagne-Longue.

Elle a dû être opérée de la mâchoire il y a deux jours, indique Waseem Ballam. Waseem Ballam précise que le 10 juin, soit quelques jours après l’agression du médecin, de hauts gradés de la police ont assuré aux représentants du corps médical, lors d’une « ‘high powered meeting’ au ministère de la Santé » que l’auteur présumé avait été arrêté. Alors que le ministre de la Santé, dans son point de presse tenu le même jour, a déclaré que l’agression n’était pas un acte « prémédité ». La MHOA estime qu’il y a « cover up » dans cette affaire.

Pour la MHOA, Anil Gayan « pe banaliz tou bann insidan ki pe arive ». En tant que « capitaine », dit Waseem Ballam, le ministre aurait dû « protéger, réconforter et encourager ses soldats » au lieu de les critiquer par voie de presse. Les membres du syndicat lui demandent « de rectifier le tir, dans la presse ».

Waseem Ballam s’est aussi attaqué au Medical Council dont le président s’est exprimé dans la presse, la semaine dernière, pour déplorer le fait que des médecins exercent sans être passés par les examens du Medical Council (MC). Pour le président de la MHOA, le MC devrait assumer son rôle d’instance régulatrice au lieu de « critiquer les médecins » et de « semer le doute dans les esprits ».