Son choix. En tant que femme, de porter les vêtements qu’elle veut. De se marier ou non. D’avoir des relations sexuelles hors mariage, ou non. D’avoir des enfants, ou non. D’aimer un homme ou une femme ou les deux. De rentrer chez elle quand elle le souhaite, sans craindre les récriminations… Dans My Choice, Deepika Padukone et 98 autres femmes connues et moins connues de Mumbai se font les chantres de l’égalité pour les femmes dans différentes sphères.

La vidéo, réalisée par Homi Adajania, a connu un réel engouement depuis sa mise en ligne ce samedi 28 mars – près de 2 millions de vue au moment où cet article est publié. L’idée étant, explique Adajania (qui a aussi réalisé Cocktail), de faire dire à ces professionnelles, qui ont fait une différence dans leurs domaines respectifs, « chaque chose qui, pour elles, relève de leur droit en tant que femme ».

Padukone prend des positions fortes. Il y a un peu plus d’une semaine, elle s’est confiée à une chaîne de TV nationale indienne sur la dépression dont elle souffre. Dans My Choice, on l’entend en voix-off sur un texte de Kersi Khambatta. Et ses images se mêlent à celles d’autres femmes. On reconnaîtra ainsi l’actrice Nimrat Kaur, la hair stylist Adhuna Akhtar, la critique de film Anupama Chopra ou encore Scherezade Shroff.

Les réactions sur les réseaux sociaux et la page YouTube du clip ne sont, toutefois, pas toutes en soutien au clip et au message qu’il véhicule. Pour nombre d’internautes, dont des femmes, ce projet dénote une certaine hypocrisie. Il faut dire que My Choice est le troisième clip vidéo de la campagne #VogueEmpower lancée par l’édition indienne du magazine dans le cadre de son 7anniversaire.

Pour les détracteurs, cette initiative est donc à mettre au compte d’un magazine et d’une actrice dont les fonds de commerce, la mode et le show business, s’appuient sur l’objectification de la femme.

Pour d’autres, la vidéo est « immorale » et promeut l’adultère et la tromperie.

D’autres encore critiquent le fait que le film montre des femmes d’un certain milieu social, très éloignées de la réalité de la majorité de leurs concitoyennes.