Les défis auxquels font face les opérateurs économiques à Maurice sont nombreux, a souligné aujourd’hui Hélène Echevin. Pour la présidente sortante de la Chambre de commerce et d’industrie, il est impératif de prendre des « décisions audacieuses » si l’on veut stimuler la consommation, booster la croissance et créer de l’emploi.

Il est ainsi impératif, dit-elle, d’améliorer nos exportations. Comment ? En adoptant une stratégie « claire et agressive », mais aussi à travers une stratégie de connectivité « moderne » et tout aussi claire.

Pour Hélène Echevin, Maurice se doit aussi d’améliorer son rang sur le classement Ease of doing business de la Banque mondiale, si le pays veut attirer plus d’investisseurs. Une meilleure notation, fait-elle ressortir, passe par un assouplissement des procédures mais aussi par la révision des taux d’imposition des entreprises.

Ashit Gungah a, pour sa part mis l’accent sur la « synergie » nécessaire entre secteurs public et privé afin d’arriver à une croissance durable. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a notamment pris l’exemple de la Compagnie mauricienne de textile. Le gouvernement a pu persuader l’entreprise de François Woo de ne pas délocaliser ses activités en prenant les décisions qu’il fallait, estime Gungah.

A son ministère, les systèmes sont en train d’être revus afin d’être moins lourds, a ajouté le ministre, qui assistait à la 167assemblée générale de la MCCI, aujourd’hui. Il a aussi annoncé pour bientôt des règlements « plus stricts » pour l’importation et la vente de véhicules.

Par ailleurs, la Mauritius Chamber of Commerce and Industry a élu son conseil d’administration. Azim Currimjee remplace Hélène Echevin à la présidence, et sera secondee par Marday Venkatasamy, le nouveau vice-président.