Mise à jour [13h02] : Navin Ramgoolam et ses hommes de loi ont quitté les Casernes centrales vers 12h55. L’interrogatoire est interrompu pour la pause déjeuner. Mais selon nos recoupements, le leader du Parti travailliste ne sera pas arrêté.

Une forte foule s’est mobilisée devant les Casernes centrales, ce lundi 16 janvier. Des partisans rouges sont venus montrer leur soutien à Navin Ramgoolam. L’ex-Premier ministre a été convoqué par le Central Criminal Investigation Department dans le cadre de l’enquête sur les Rs 220 millions retrouvées dans ses coffres-forts.

Le véhicule de Ramgoolam a cependant eu du mal à se frayer un chemin à son arrivée aux Casernes centrales à cause des centaines de partisans qui s’y étaient massés.

Il y a une altercation dans la foule mais pour l’heure, aucun blessé n’est à déplorer. Il y a aussi eu usage de gaz lacrymogène, mais pas par la police, soutient l’inspecteur Shiva Coothen, chargé des relations publiques.

Deux hommes de 48 ans et 43 ans, poursuit-il, sont interrogés par la police car ils voulaient forcer l’accès aux Casernes centrales. Les deux individus n’ont pas été arrêtés, précise l’inspecteur Coothen. Qui ajoute qu’il n’y a pas de mobilisation particulière des forces de l’ordre. La Special Supporting Unit, explique-t-il, assure tous les jours une présence aux Casernes centrales.

La police envisage cependant d’entamer des poursuites pour obstruction sur la voie publique.

Le Parti travailliste a, par ailleurs, écrit au Commissaire de police pour dénoncer, une fois de plus, le fait que la police n’agit pas comme « gardien de la loi » mais en tant qu’« instrument de pression et de harcèlement ». (voir la lettre ci-dessous)

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Lors de sa conférence de presse, la semaine dernière, Navin Ramgoolam avait déclaré craindre une nouvelle arrestation. Son audition se poursuit.