Le cycle menstruel n’est pas qu’une affaire de filles. Les garçons doivent également être informés sur l’horloge biologique de la gent féminine. L’organisation non gouvernementale Gender Links souhaite avoir l’autorisation des autorités éducatives pour offrir des cours d’éducation sexuelle aux élèves.

Anushka Virahsawmy, la directrice de l’ONG, estime qu’il est grand temps pour la société mauricienne d’arrêter de se voiler la face et de cesser de considérer que tout ce qui touche au sexe est tabou. Elle souligne que les jeunes sont de plus en plus précoces sur le plan sexuel et qu’il faut les informer des maladies sexuellement transmissibles.

Intervenant à l’issue d’un symposium sur l’égalité des genres la semaine dernière, elle réclame l’interdiction des mariages de mineurs et déplore que le Children’s Bill dorme dans un tiroir depuis maintenant quinze ans.