IREO Fund, une société mauricienne opérant dans l’offshore est accusée par un Indien et un Britannique d’avoir dilapidé leurs investissements se chiffrant à près de 1,5 milliard de dollars américains. Dinakar Singh et sir Christopher Hohn ont envoyé une lettre au Premier ministre, Pravind Jugnauth, et au président du conseil d’administration de la Financial Services Commission (FSC) en début de semaine pour déplorer «qu’aucune action» n’a été prise par les autorités mauriciennes contre cette société depuis des mois.

Lors d’une visioconférence depuis New-York, aux Etats-Unis, Dinakar Singh, explique n’avoir reçu aucun accusé de réception du bureau du Premier ministre ou de la FSC quant à leurs récriminations contre le directeur indien d’IREO Fund, Lalit Goyal, parenté à un politicien de la Grande péninsule. Il estime que la balle est dans le camp des autorités quant à savoir si elles souhaitent que «Maurice soit considérée comme un centre financier respecté comme la Suisse, ou une juridiction comme le Panama».

Dinakar Singh et sir Christopher Hohn disent qu’un ancien directeur d’IREO Fund les a mis au courant des malversations de Lalit Goyal et qu’ils détiennent en ce sens. «Montrez-nous les preuves. Des enquêtes indépendantes ont été menées, mais elles n’ont rien révélées,» réplique Reshan Rambocus, directeur indépendant d’IREO Fund.  Il souligne qu’un cabinet d’avocats britannique de renommée internationale, King & Spalding International LLP, a mandaté un cabinet de «forensic accounting» réputé pour enquêter sur ces allégations et que rien n’a pu être établi.