Ils s’inquiètent de l’état du lagon au Bouchon. Depuis l’échouage du MV Benita, en septembre dernier, la pêche y est interdite. Et le rapport du ministère de l’Environnement se fait toujours attendre, s’étonnent les membres de la Petit Bouchon Benevolent Association.

Habitant la localité, ils souhaitent que ce document, censé informer sur l’état de l’écosystème sous-marin, soit rendu public. En attendant que la pêche et la baignade y soient de nouveau autorisées, l’association organise une levée de fonds, le 11 décembre, sur la plage du Bouchon pour restaurer le lagon. Dans le même temps, des enfants de l’association Rise Up exposeront des dessins sur l’environnement.

Dès midi, divers groupes se succéderont sur scène : Nayabinghi Order, Natir Chamarel, Hans Nayna, Natir Chamarel, Prophecy, Renaissance, Mulaëo, le groupe Latanier et Claudio Veeraragoo. [Voir la page Facebook de l’association]

Contacté quant aux interrogations de ces habitants, le ministère de l’Environnement indique que la situation est suivie de près. Ses officiers effectuent régulièrement des prélèvements dans le lagon à des fins d’analyse. Cet exercice, poursuit notre interlocuteur, permet de voir comment évolue la situation mais cela demande du temps.

On nous assure cependant que petit à petit, la situation se rétablit. Mais qu’il faudra patienter avant d’avoir les résultats définitifs.

Au niveau du ministère de la Pêche, on indique qu’en l’absence de résultats formels, l’interdiction de pêche est maintenue jusqu’à nouvel ordre. Pourquoi ? L’une des priorités demeure la protection du public et des pêcheurs.

Selon nos informations, ces derniers, au nombre d’une dizaine, reçoivent une compensation financière couvrant la période durant laquelle ils se retrouvent au chômage technique.

Qu’en est-il des personnes qui s’adonneraient tout de même à la pêche dans cette zone ? Tout contrevenant doit être rapporté au Fisheries Post le plus proche. On nous indique aussi que des patrouilles de la Flying Squad sont aussi envisagées.

Pour ce qui est du rapport sur l’état du lagon, il nous revient que les travaux sont en cours. Les analyses sont effectuées au niveau de l’Albion Fisheries Research Centre mais aussi d’autres laboratoires.

Selon nos sources, différentes équipes sont mobilisées car divers paramètres doivent être pris en compte, comme la qualité de l’eau et l’état de l’écosystème sous-marin.

Leurs analyses seront centralisées au niveau d’un comité chapeauté par le ministère de l’Environnement.