C’est à l’unanimité que le bureau politique et le comité central du MMM ont approuvé la rupture des négociations d’alliance entre le parti et les Travaillistes. Selon Paul Bérenger, ce sont les « zigzags » récurrents de Navin Ramgoolam qui l’ont conduit à mettre fin aux discussions. Le leader du MMM affirme que les modalités de l’alliance avaient déjà été arrêtées et n’attendaient qu’une ratification finale des deux leaders. Or, selon Bérenger, les atermoiements de Ramgoolam à sceller le deal l’ont convaincu de cesser définitivement les discussions.

Les négociations rompues, Bérenger s’attend désormais à ce que Ramgoolam rappelle au plus vite le Parlement. Afin de faire voter le mini amendement constitutionnel permettant à toute personne de se porter candidat aux élections générales sans devoir décliner son appartenance ethnique. Le leader de l’opposition prévient que si le Premier ministre tarde à rappeler le Parlement ou s’il le fait sans mettre rapidement à l’agenda le mini amendement, il n’aura d’autre choix que de présenter une motion de censure contre le gouvernement.

Réagissant à une question sur la déclaration de sir Anerood Jugnauth à l’effet qu’il serait disposé à « pez nene bwar dilwil » pour retravailler avec le MMM, Bérenger affirme que la question d’un rapprochement avec le parti soleil n’est pas actuellement à l’agenda des dirigeants mauves.