C’est le « cœur lourd » que le Parti travailliste renonce aux élections municipales. Ces suffrages, maintient Navin Ramgoolam, « ne seront ni ‘free’, ni ‘fair’ ». Si la liste des candidats rouges, dit-il, était quasiment finalisée, l’exécutif a préféré s’abstenir. D’une part, dit-il, les comptes du parti sont gelés, ce qui entrave l’action du parti en campagne électorale. D’autre part, poursuit le leader du PTr, des « pressions » sont exercées, notamment sur les candidats potentiels du PTr qui disent craindre pour leur emploi.

Interrogé sur un éventuel mot d’ordre en faveur du MMM, l’ancien Premier ne l’exclut pas. Expliquant qu’une fois les discussions et explications terminées avec les candidats rouges jusqu’ici pressentis pour les municipales, l’exécutif du parti débattra de la possibilité d’émettre un mot d’ordre.

La décision de ne pas briguer les suffrages prise, Ramgoolam explique que son parti se concentrera sur les changements à apporter dans sa constitution ainsi que sur la préparation du congrès du 20 septembre, durant lequel les activistes rouges seront appeler à confirmer Ramgoolam à son poste de leader ou à lui choisir un successeur.

Après le gel du compte bancaire du PTr, Ramgoolam annonce que le parti prépare une action en justice afin de lui rouvrir l’accès à ses finances et ainsi lui permettre de continuer ses activités politiques. La décision de geler le compte bancaire des rouges, illustre selon Ramgoolam la « dérive totalitaire » .

Revenant sur les événements de mardi dernier, avec la présence de partisans rouges agressifs à l’égard d’Arvin Boolell, Navin Ramgoolam dit condamner la « violence » ainsi que la « manière d’agir de certaines personnes ». Arvin Boolell, qui a démissionné comme porte-parole et était, aujourd’hui, présent à la réunion du bureau politique rouge, « a une grande place au sein du parti », a assuré le leader des rouges.

Photo : Navin Ramgoolam avec, à ses côtés, Arvin Boolell.