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Crédit photo : Reuters/Jennifer Gauthier

 

Lassé par le temps que prennent les autorités mauriciennes pour organiser son rapatriement, ce Mauricien a décidé de prendre les choses en main. Ken (prénom modifié) travaille dans un hôtel à Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang. Il a pris l’avion pour Beijing le mercredi 12 février. Le lendemain, il a embarqué sur un vol pour Kuala Lumpur d’où il ralliera Maurice. Il devrait atterrir à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam le samedi 15.

La situation en Chine est très étrange depuis l’épidémie Covid-19, indique le jeune homme de 23 ans. «Tout est contrôlé», dit-il. Personne n’est autorisé à sortir, sauf pour aller travailler. Pour se nourrir, Ken se contentait de biscuits et de lait ou alors commandait de quoi manger via une application mobile. «Le propriétaire du dortoir l’a recommandée.»

Son stage en Chine complété, Ken avait prévu de rentrer au pays le 24 mars. Il avait déjà effectué les réservations des billets. L’itinéraire initial : Hangzhou – Hong-Kong – Plaisance. Air Mauritius ayant annulé sa liaison sur le territoire autonome depuis le 4 février, Ken a dû revoir ses plans. Et remettre la main à la poche.

L’ambassade de Maurice en Chine l’a finalement contacté… alors qu’il allait embarquer sur l’avion devant l’acheminer vers Kuala Lumpur. Les représentants diplomatiques lui demandaient de confirmer sa requête de rapatriement afin que la cellule de crise du ministère mauricien des Affaires étrangères puisse enclencher les procédures. Trop tard, lâche-t-il. Bien arrivé à Kuala Lumpur, il séjourne actuellement dans un hôtel en attendant son vol retour. A son arrivée, il sera mis en quarantaine à l’hôpital de Souillac.

Contacté, un conseiller au ministère des Affaires étrangères indique que Ken était bien sur la liste des Mauriciens à être rapatriés. Cependant, les négociations sont complexes. Certaines zones sont inaccessibles, des autorisations avec les autorités chinoises sont nécessaires, explique-t-il. De plus, il est difficile pour tous les Mauriciens de rallier Beijing en même temps. Notamment parce que certains aéroports sont fermés ou alors les transports publics ne sont pas en service. L’option de transiter par Dubaï est privilégiée.

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