D’aucuns espéraient que la signature de l’accord entre syndicats et patronat de l’industrie sucrière signifierait désormais des relations plus apaisées. Mais les griefs semblent toujours de mise dans le sillage de la grève qui a paralysé le secteur pendant neuf jours. Le Joint Negotiation Panel a ainsi servi une mise en demeure à la Mauritius Sugar Producers’ Association aujourd’hui.

Les syndicats réclament le paiement des primes de présence annuelle, d’assiduité et d’ancienneté aux ex-grévistes. En outre, ils réitèrent leur appel pour que ces derniers ne soient pas victimisés. Le cas échéant, le JNP indique qu’il se tournera vers la justice.

Or, souligne la MSPA dans un communiqué émis cet après-midi, la « section 83 (2) de l’Employment Relations Act préconise que l’employé participant à une grève légale n’a droit à aucune rémunération pendant cette grève ». Cela inclut, selon l’association, « tout paiement de bonus ou de prime lié aux journées de travail non réalisées pendant cette même grève ». Cela a été expliqué aux employés avant que cette action syndicale ne soit enclenchée, rappelle la MSPA.

L’association précise qu’en raison de la grève, le secteur accuse la perte de « milliers de tonnes de canne ». Et que la coupe s’étendra jusqu’à fin janvier 2015.

Photo d’archives : Jacques, d’Unienville, Gilbert Espitalier-Noël et Jean Li Yuen Fong, respectivement vice-président, président et directeur de la MSPA.