« Après plusieurs réunions de consultation avec nos militants et alliés, Rezistans ek Alternativ (R&A) a décidé de ne pas rencontrer le leader du MMM ni de rejoindre un éventuel front de l’opposition. » C’est la réponse publique du mouvement politique ce matin après avoir été invité par Paul Bérenger à rejoindre un front commun dont l’objectif est de faire pression sur le gouvernement pour rappeler le Parlement et faire voter la loi sur la réforme électorale. R&A affirme toutefois qu’il prendra d’autres initiatives en consultation avec « ses alliés du mouvement syndical, de la jeunesse et des autres mouvements sociaux » pour réclamer la reprise des travaux de l’Assemblée nationale et le vote de la réforme électorale.

Dans la lettre signée d’Ashok Subron et Ian Jacob, le mouvement politique suggère toutefois à tous les partis de l’opposition parlementaire d’envoyer une communication officielle au United Nations Human Rights Committee dans laquelle ils s’engageront tous à offrir une «effective remedy » à ceux contestant le système électoral actuel, en votant la loi sur la réforme électorale ou le mini-amendement constitutionnel permettant à ceux qui le souhaitent de ne pas décliner leur identité ethnique pour participer aux scrutins.

R&A poursuit en exigeant de Paul Bérenger qu’il rende public tous les drafts bills de la réforme électorale ou du mini-amendement tels qu’arrêtés par le comité de rédaction dans lequel le leader adjoint du MMM, Alan Ganoo, a participé. Dans la même logique, R&A réclame également de l’opposition qu’elle montre clairement son sérieux à promouvoir une « république non-communuale » en s’engageant à ce que ses candidats ne déclinent pas leur appartenance ethnique lors des prochaines législatives.