La réforme du système électoral ne peut se faire en catimini. Les Mauriciens doivent avoir voix au chapitre. C’est ce fait ressortir le leader du Parti travailliste (PTr), Navin Ramgoolam. Intervenant à l’issue d’un dépôt de gerbes en mémoire de sir Satcam Boolell à Cipayes Brilé, à Vallée-des-Prêtres, mardi, l’ancien Premier ministre rappelle qu’il souhaitait revoir le système en 2014, mais qu’il a d’abord voulu que l’électorat lui donne sa bénédiction.

Il ne voit pas d’un bon œil le projet du gouvernement de remplacer le Best Loser System (BLS) par le repêchage de candidats battus par les leaders politiques. Ce serait trop de pouvoirs concentré entre les mains d’un dirigeant, assure Navin Ramgoolam. Il considère également que le projet de l’Alliance Lepep va «intensifier le communalisme» et que c’est le groupe défini comme Population générale qui sera le grand perdant.

Il évoque aussi l’importance d’une loi sur le financement des partis politiques, une loi anti-transfuge et une loi sur une meilleure représentativité féminine en politique.