Si Pravind Jugnauth n’est pas connu pour son humour, Mauritius Finance, qui dépend directement du ministère des Finances, s’est accordé un brin de légèreté. La plateforme dirigée par Gérard Sanspeur a publié, durant le week-end, une note humoristique sur « Les baisers mythiques de l’Histoire ». Il va s’en dire que cela fait suite au « baisemain » de Roshi Bhadain, le 26 mai dernier.

La note de faire référence au baiser, à pleine bouche, entre Leonid Brejnev et Erick Honecker, alors président du Soviet suprême et celui de l’Allemagne en 1979. Un geste « de paix et de cordialité » qui marqua la fin de la guerre froide. Mais tout de même un « très chaud baiser », selon Mauritius Finance, que Pravind Jugnauth a évité « de peu ».

Si le post fait référence aux « baisers mythiques », il n’en mentionne toutefois que deux. Le second étant celui de Judas à Jésus, qui permet aux soldats romains de l’arrêter, « une trahison pour trente deniers »… Ah oui ! Le titre du post sur Facebook ? « Et pour quelques deniers de plus… »

«Passage obligé»

C’est aussi sur la plateforme de Mauritius Finance, qui a été mise en place pour recevoir les propositions du public dans le cadre du Budget 2016-2017, que Pravind Jugnauth a publié sa première communication en tant que ministre des Finances, au soir de sa prestation de serment.

« Ce n’est nullement un hasard », écrit d’emblée le Grand argentier fraîchement nommé. « Car (…) il ne nous est plus possible de fonctionner comme nous le faisions avant – de manière unilatérale et opaque », écrit-il.

A travers la plateforme Mauritius Finance, écrit le Grand argentier en s’adressant aux internautes, il a pu « mieux comprendre vos frustrations, voire même vos colères, vos craintes, vos déceptions, mais aussi vos espoirs ». Ces consultations prébudgétaires publiques seront d’ailleurs, poursuit Pravind Jugnauth, « un passage obligé ».

« Dès le début, j’ai été agréablement surpris par le foisonnement d’idées et les nombreuses sensibilités, souvent contraires, qui s’y exprimaient », indique le ministre des Finances, qui note : « n’est-ce pas dans la confrontation d’idées qu’on se construit davantage ? » Il se dit également « impressionné de l’investissement de certains internautes » dont les articles « si bien documentés et travaillés » signalent « un véritable désir d’apporter une pierre à la construction de notre économie mauricienne ».