Ajay Gunness dit dénoncer, depuis le premier jour, une «machination politique» née pendant que Navin Ramgoolam était au pouvoir. Pour l’ancien ministre des Infrastructures publiques, alors poursuivi pour corruption, la commission anticorruption était au service d’un «travail politique». Après cette «claque magistrale», le deputy leader du MMM affirme que Pravind Jugnauth gagnerait à ne pas évoquer ce procès passé, car lui doit encore faire face à la justice.

Raj Nuckchady, l’avocat de Gunness, estime que cette décision du Directeur des poursuites publiques (DPP), même si elle tombe tardivement, est un signal à l’égard des gouvernants. Ceux-ci, pense l’avocat, ne doivent pas tenter de contrôler les institutions «supposées être indépendantes» dès qu’ils arrivent au pouvoir.

Ce 23 juillet, le DPP a renoncé à faire appel d’une décision de la Cour intermédiaire qui avait rayé un procès pour corruption contre Gunness en 2014.