Après neuf années de léthargie, le Media Trust s’apprête à reprendre du service. Mais l’élection de quatre membres de la presse pour faire partie du conseil d’administration de cet organisme chargé notamment de la formation de journalistes suscite peu d’intérêt chez les professionnels des médias.

En effet, seul quatre rédacteurs en chef et cinq journalistes briguent les suffrages lors des élections qui auront lieu le mardi 17 mars, de 10h à 15h, sous la supervision du bureau du commissaire électoral. Les candidats sont loin de représenter la diversité du paysage médiatique local. En effet, quelques semaines avant la tenue des élections, les autorités compétentes avaient été informées d’une incongruité de la Media Trust Act qui permet aux seuls journalistes et rédacteurs en chef de la presse écrite de se porter candidats.

La réaction a été prompte avec l’émission d’une nouvelle Notice of Election où les termes « representatives of the press » ont été remplacés par « full time journalists working for media outlets ». Ouvrant ainsi la voie aux candidatures de journalistes des radios privées et de sites Web d’information. Or, aucun représentant de Radio One ni de Top FM n’a signifié son intention de faire partie du conseil d’administration du Media Trust. Même désintérêt dans le cas du groupe de presse Le Mauricien.

Cette situation désole Finlay Salesse, le dernier président en exercice du Media Trust. « Que cela suscite aussi peu d’intérêt est symptomatique du manque d’intérêt de la jeune génération pour ces questions. » Assister à des réunions afin de faire fonctionner le Media Trust ne figure pas, selon lui, parmi leurs priorités.

Pourtant, remis sur les rails, le Media Trust peut être très utile aux journalistes, selon Salesse. Il estime ainsi qu’entre 1994 (année de sa création) et 2006, l’institution a permis à quelque 300 journalistes de se former à Maurice et à l’étranger. Lors de stages dans de grandes entreprises de presse internationales ou à travers des cours dans de prestigieuses écoles de formation, à Paris notamment.

Selon la Media Trust Act, les détenteurs d’une carte de presse peuvent élire deux journalistes et deux rédacteurs en chef pour faire partie du conseil d’administration de l’organisme. Qui comprend, par ailleurs, deux représentants du gouvernement, un représentant des « electronic media » ainsi qu’un représentant d’une association officielle de journalistes.

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