Va-t-il quitter le gouvernement ? Faut-il qu’il contre-attaque ? Ce sont quelques-unes des questions que les principaux agents de Roshi Bhadain se posent depuis quelques semaines. Agacés ou inquiets par la couverture médiatique autour du ministre de la Bonne gouvernance, certains sont allés le trouver jusque chez lui, à Albion, pour comprendre ce qui se passe réellement. Tandis que d’autres n’ont cessé de réclamer une réunion élargie avec l’élu de Belle-Rose/Quatre-Bornes (no 18).

C’est donc au bureau de Roshi Bhadain qu’une trentaine d’activistes les plus en vue se sont retrouvés ce lundi 17 octobre en début de soirée. Des explications, Roshi Bhadain a dû en donner. Oui, les relations avec sir Anerood Jugnauth demeurent très solides. Pravind Jugnauth a-t-il le ministre de la Bonne gouvernance dans son collimateur ? Non, dit l’élu du no 18 en expliquant que des discussions franches entre les deux hommes ont aidé à décanter les tensions éventuelles. Même si certains autre membres du MSM affirment le contraire.

Mais les problèmes plus tenaces sont aussi évoqués. Comme le comportement d’un membre du MSM, également habitué de Belle-Rose/Quatre-Bornes, qui ne se prive pas pour dire publiquement son inimitié pour Bhadain. Allant jusqu’à expliquer qu’il a été mandaté par la direction du parti pour s’occuper de lui.

Les uns suggèrent une contre-attaque cinglante, les autres de s’en remettre à la direction du parti à l’aide d’enregistrements où on entend ce membre du MSM dire tout le mal qu’il pense de Bhadain.

Le ministre de la Bonne gouvernance s’explique. Aux uns, suggérant qu’il faut absolument qu’il ferme les yeux sur ce qu’il se passe au gouvernement, même si les faits sont graves, Bhadain affirme que « rester silencieux n’est pas une option ». En précisant qu’il compte bien utiliser son karcher, même au gouvernement, s’il le faut. N’empêche, certains agents digèrent mal la mauvaise presse du ministre.

Certains lui suggèrent de tout plaquer et de s’occuper de sa famille. D’autres de seulement démissionner comme ministre ou encore de siéger en député indépendant au Parlement. De guerre lasse devant la multiplication des avis, Bhadain tente une autre approche : le vote. La trentaine de personnes présentes ce lundi soir ont été invités à écrire leur souhait par rapport à l’avenir politique de Bhadain et de glisser leurs feuilles dans une boîte.

« Ce n’était quand même pas un exercice formel de consultation, ils voulaient donner leur opinion, ils ont pu le faire », temporise un proche du ministre de la Bonne gouvernance. Mais quelle est justement l’opinion majoritaire ? En fait, on ne le sait pas. Car à mardi soir, la boîte contenant les « bulletins » des agents était toujours dans le coffre de la voiture du ministre.

Qu’importe l’opinion majoritaire des agents du ministre, la garde rapprochée de celui-ci rappelle qu’il n’est « pa dan mood ale ». Une humeur qui ne changera pas tant que SAJ est à la tête du gouvernement…

Photo d’archives