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Un sentiment de colère inonde le monde de la musique locale, suite au renvoi du festival Noulesa, après des plaintes individuelles à la police de Phoenix. À la veille de l’événement. C’est du moins les informations qui sont distillées à compte goutte. Des questions demeurent sans réponses, mais au-delà de ça, il y a un abus de pouvoir qui plane et qui inquiète.

Face au manque d’espace pour exposer des concerts en extérieur, répondant à tous les critères d’un événement de qualité, on ne peut que saluer les organisateurs à explorer des espaces neutres, excentrés des zones résidentielles, pour éviter l’éternel problème de pollution sonore. Il faut encourager ces actions qui distillent une diversité dans la proposition musicale, qui gênèrent de l’emploi, tout en contribuant au développement du domaine culturel.

Après le long parcours pour réunir les permis exigés pour la tenue d’un événement de cette ampleur, on se heurte, aujourd’hui, à un autre « obstacle occulte ». Une barrière qu’on met religieusement sur le compte des décibels et son chapelet de « pollutions sonores ». A se demander, si demain, on n’exigera pas un permis auprès des« pseudo-socioculturelles » pour organiser des concerts dans certaines circonscriptions de l’île, surtout en cette saison de campagne électorale. Où le droit à l’abus de pouvoir est ouvert à certains « extrémistes » au prix d’un hotdog à New York par les gouvernants.

Les organisateurs de concerts, en extérieur surtout, ne peuvent être les otages, les victimes de l’incestueuse relation politico-socioculturelle. De « extrémistes »prêts à tout pour diviser et en tirer profit de la situation. La musique est un vecteur de rassemblement. Noulesa Festival, comme d’autres évènements du genre, réunissant toutes les communautésest une célébration de la musique, sans discrimination aucune. Mais avant tout, un métier !Et ça doit demeurer ainsi. Ces quelques « extrémistes » ne vont pas ébranler la démarche des acteurs culturels à partager et à diffuser la musique. Un Etat de dictature ? Non! Nou pa le sa!

Quand les « extrémistes » comprendront que l’Adhan de leur mosquée résonne à mon oreille comme une douce berceuse sur le Nil. Que les rythmes des cloches de leurs églises me font valser à mille temps comme Brel. Que les prières dans les temples me font penser à la délicatesse vocale de Lata Mangeshkar.

Ils comprendront que la musique est partout et tout le temps.

Ils comprendront que le mélange de toutes ces sonorités à l’unisson délivre, au final, une chanson, sans fausse note.

La mélodie de mon île !

 

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